A propos

© Jean-Christophe Vergnolle

Diplômé de l’ESEC, Christopher Poulain fait ses premières armes dans la production (Bonne Pioche, C4 productions, JVA, Bizibi, Fémis…) qui le mèneront jusqu’à la réalisation en 2008, avec son premier court-métrage inspiré d’un souvenir d’enfance, « Rêveries d’antan » (Toggle productions). Il multiplie alors les réalisations au gré de scenari dans lesquels il explore un large  panel de sentiments, depuis « L’homme dans le brouillard », (2009) et « La page blanche » (2009) jusqu’à l’expérimental « Conversation avec un homme ordinaire » (2010). Christopher développe ainsi peu à peu son savoir-faire, ce qui le mène à Cannes avec son film « 3×9 » (2011), sélectionné au Short Film Corner. Il continuera  par la suite d’explorer l’âme humaine avec d’autres courts-métrages comme « Adieu ma peine » (2015) (Un homme d’un certain âge retourne à Paris des années après et se replonge dans son passé. Face à lui-même, il exprimera ses peurs face au temps qui passe et l’amour qu’il portait, jadis, à une femme dénommée « Jade ».), Comme au cinéma (2017) ( » De l’amitié à l’amour, de la virtualité à la réalité, les relations côtoient la passion et laissent place aux amours contrariés, comme au cinéma… »), « Aspiration » (2017) (Lee prend sa voiture, seule, le regard effrayé, absorbée par ses pensées. Au milieu de nulle part, en pleine campagne, elle voit une femme qu’elle semble connaître. Elle s’arrête. La rencontre avec cette femme laisse place à une atmosphère malsaine. La perversité qui sème le trouble avec la réalité.) « Mila » (Itinéraire d’un homme seul à travers Paris. Les échos de sa relation avec Mila lui reviennent.) et « On ira voir la mer » (Roger et Paulo sillonnent les routes de campagne en direction de la mer pour faire découvrir à Mélanie les côtes normandes. Les deux compères rencontreront plus d’un couac au terme d’une journée chargée en émotions.)  ses deux derniers films réalisés en 2019.
Si la réalisation lui apporte pleine satisfaction, il s’intéresse de près à d’autres arts, parmi lesquels la photographie et la musique. Ainsi Christopher multiplie très tôt les captations vidéo, aussi bien au théâtre que pour des concerts (Musique On Tourne, Le blason français). Ces activités lui permettent assez rapidement de réaliser plusieurs clips (MOYA.B et le Disco Mojo Club entre autres), et même des spots promotionnels pour des prestataires (UGC et la Caisse d’Épargne par exemple).
Son approche de la mise en scène l’amène en parallèle à apprivoiser de manière presque instinctive la photographie, dans le cadre de portraits réalisé au gré des personnalités qu’il rencontre. Christopher poursuit ainsi son travail sur le cadrage et les lumières, avec lesquels il s’est déjà familiarisé grâce au cinéma, à la recherche d’une harmonie visuelle obtenue par la seule suggestion. Son travail avec les acteurs lui permet également de mettre au centre de ses compositions visuelles les émotions de ses sujets, qu’ils soient humains ou même architecturaux. Cinéaste et photographe, donc, son oeuvre poursuit une vision unique, idéale, toute de pureté et de fragilité, dans un environnement parfois brut et imparfait, d’après ses observations.
Christopher continue enfin de multiplier ses activités créatives par le biais de l’écriture, déjà apprivoisée par son travail scénaristique. Et en effet, depuis 2019, il se consacre à la rédaction web pour le magazine cinéphile Gone Hollywood (www.gonehollywood.fr), publiant critiques de films, portraits de cinéastes ou encore interviews.